• The Grand Budapest Hotel

    The Grand Budapest Hotel

    Réalisateur:  Wes Anderson

    Pays: Royaume-Uni, Allemagne

    Sortie: Février 2014

    Durée:  1h39

    The Grand Budapest Hotel

    Dans la République imaginaire de Zubrowka, en 1931, un jeune homme, Zéro Mustafa, fait ses débuts en temps que groom (lobby boy) dans le légendaire Grand Budapest Hotel. Son mentor, sir Gustave H., un homme distingué et extravagant, gère l'hôtel avec raffinement et souhaiterai former Zéro à faire de même. Mais tout bascule le jour où Madame D., à la fois fidèle cliente de l'hôtel et amante de Gustave H., décède subitement lors d'un de ses voyages. Contre toute attente, elle cède un des plus beaux tableaux de sa collection à Gustave; ses enfants, qui convoitaient le tableau, n'ont pas l'intention de le laisser faire.

    J'ai eu envie de voir ce film lorsque j'ai lu dans Le Monde qu'il  était inspiré de l’œuvre de Stefan Zweig. Depuis que j'ai lu Marie-Antoinette, en 2011, je voue un culte à cet auteur (Anderson aussi, apparemment)... Je n'ai pas été déçue par le film. On y retrouve un casting énorme: Ralph Fiennes (La Liste de Schindler), Adrien Brody (Detaschment), Jason Schwartzman (Marie-Antoinette), Jude Law (Hugo Cabret), Matthieu Almaric (Poulets aux Prunes), Léa Seydoux (La Vie d'Adèle)... Le monde dans lequel les personnages évoluent (la république de Zubrowka) est déjanté et poétique à la fois, les couleurs sont très vives et le rendu à l'image est bon. Quand au scénario, il est à la foi drôle et nostalgique. On retrouve bien Zweig dans ce côté nostalgique, mais aussi et surtout dans l'aspect humaniste du film. Au fil de l'histoire, les personnages voient leur monde sombrer dans le chaos et le fascisme (les nazis sont représentés avec un symbole "ZZ" qui rappelle celui des SS), et on ne peut s'empêcher de repenser aux craintes de Zweig sur la propagation du nazisme, ces mêmes craintes qui l'ont poussé à se donner la mort en 1942 dans sa maison à Pétropolis au Brésil (en plus, que Jude Law part en Amérique du Sud à la fin du film). Après, faut avouer que les méchants sont exagérés. Mais c'est pour donner un côté comédie, donc ça passe.

    Bref, je conseille vivement ce film, à voir et même à revoir.

    Partager via Gmail

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :