• Un Futur sans Lendemain

    Il s'agissait d'un projet de long roman que je voulais faire en troisième... Voilà l'introduction, écrite il y a quelques années, que je voulais faire :

     

     

     Paris, Gare du Nord.

     

    Vif comme une brise d'automne, il déambulait dans les rues du quartier commerçant, cigarette au bec. Voir cet endroit si animé le désespérait, lui qui ne rêvait que d'un peu de solitude, de calme avant la tempête. « Il ne faudrait pas que cette foule si chaleureuse me détourne de mon but » pensa t-il. Mais parmi eux, parmi tous ces mortels d'âges divers, il se sentait plus vivant que jamais, plus conscient encore de cette présumée « chance » qu'il avait d'être là. Une chance bien éphémère.

    « Pourtant, je n'ai aucune raison d'être ici. Aucune. Ma vie est foutue, finie, achevée. Pas comme lui, là ! » songea t-il en voyant un enfant courir vers lui en manquant de le bousculer. « Enfin, je me suis résigné. Mais quelle merde n'empêche, d'avoir raté si prêt du but ! Après tant de travail. Tout ça n'a plus d'importance... C'est fini. Fini... »

    Il demeura un instant immobile. En face de lui, un homme d'une cinquantaine d'années s'activait à décharger un camion de ses cargaisons.

    « J'ai bien envie de parler à quelqu'un, soudainement. Celui-ci fera l'affaire. »

    Il s'approcha donc de son homme, avec une assurance qui ne lui ressemblait pas. « Puis-je vous aider, mon cher ? » L'autre parut surpris. Après une mince hésitation, il répondit :

    « Non, ça ira... »

    -Permettez-moi d'insister, m'sieur. Il s'agirait de ma dernière bonne action. »

    Le quinquagénaire éclata de rire. « Voyons, ne dites pas ça mon enfant. La vie est longue, vous aurez bien le temps de faire d'autres bonnes actions. Mais si vous y tenez tant, prenez donc une de ces caisses et venez l'apporter au magasin. »

    L'adolescent se mit à sourire en voyant sa requête accordée. Caisse en main, il suivit donc son « cher » livreur jusqu'à la réserve de la boutique. Après avoir fini son labeur, son regard vint se poser sur sa montre.

    « Excusez-moi, dit-il, je vais devoir vous quitter. Mon train va bientôt partir en gare. » Sourire suspect.

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