• Un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle

    Un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle

    Voici un projet que j'avais fait initialement pour le concours d'entrée à l'ENSA Paris Malaquais (le sujet demandait, en gros, entre autres formules alambiquées, d'établir un lien entre les mots "arbre", "livre" et "racine"). Je n'ai finalement pas envoyé de dossier à cette école, donc je vous montre ce que j'avais fait !

    Pour faire ces ombres chinoises, j'ai découpé des silhouettes dans du papier rigide (je mettrais bientôt un scan de toutes ces silhouettes) et je leur ai fait un socle pour qu'ils tiennent debout. En tout, il y a cinq enfants et un vieillard en positions assises, en plus d'un arbre :

    Un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle

    Pour relier cette petite installation au sujet, voilà ce que je m'étais dit : cette scène représente la tradition orale en Afrique, la transmission du savoir par un ancien aux enfants du village. Le vieil homme, en racontant des histoires ancestrales, relie les enfants  leurs origines, à leur racines. Il est comme un livre ouvert, une bibliothèque même. Et cela, il le fait à l'ombre d'un arbre, qui agit comme une sorte de refuge pour le groupe; il remplace le toit d'une maison, sert d'ombrelle, bref, en quelque sorte cet arbre a une fonction architecturale.

    Les ombres chinoises, comme les livres ou la tradition orale, servent également à raconter des histoires :

     

    Un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle

    Et, pour relier encore plus la scène aux livres, je l'avais aussi projetée dans un livre :

    Un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle

     

    Si ça vous a plu, vous aimerez peut-être >cet autre article< où il est question de silhouettes.

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